La proposition d’Euro2030 pour un véritable Fond d’investissement européen

  1. Notre proposition pour un véritable Fond d’investissement européen au format PDF

Résumé

Le risque d’une spirale déflationniste en Europe requiert d’agir rapidement pour soutenir la demande et augmenter l’investissement public et privé. L’annonce en juillet 2014 par Jean-Claude Juncker, le nouveau président de la Commission, d’un plan d’investissement de 300 milliards d’euros, a accru les attentes. Les mesures concrètes qui permettront la mobilisation de ces fonds restent néanmoins incertaines. Devant l’urgence de trouver des solutions, nous proposons la création d’un véritable Fond d’investissement européen qui donnerait un contenu concret au plan d’investissement de la Commission, en tenant compte de l’aversion au risque inégale entre les Etats membres. Ce Fond doit permettre la mobilisation de ressources multiples en s’appuyant sur des techniques financières variées. La combinaison de ces caractéristiques permet d’accroître la capacité du fond tout en autorisant de la flexibilité dans son utilisation.

A True European Investment Fund

En particulier, le mémo argumente, au travers d’exemples chiffrés, que ce véritable Fond d’investissement européen pourrait jouer un rôle central :
- pour mettre en commun des ressources actuellement fragmentées, à la fois privées (provenant des ménages au travers d’un livret d’épargne européen ou sous forme de prises de participation par des investisseurs privés) et publiques (budgets nationaux et européen, Banque européenne d’investissement, Mécanisme européen de stabilité) ;
- pour développer une stratégie européenne d’investissement multi-instruments (créances, prises de participation, capital risque, obligations de projets, et autre formes de financement de projet).

Cette capacité d’investissement n’est pas exclusive d’autres initiatives de relance de la demande en Europe. Elle doit être compatible avec les règles de surveillance budgétaire et est complémentaire avec les autres mesures structurelles qui sont nécessaires au niveau national et européen (particulièrement en matière de commerce, de concurrence et de législation fiscale, sociale et du marché du travail) pour intégrer davantage le marché intérieur et restaurer la confiance dans la capacité de l’Europe à être à nouveau un moteur de croissance.